La citadelle féodale a servi de sûreté militaire à de nombreux seigneurs qui cohabitèrent sur ce piton rocheux sous la domination des vicomtes de Turenne. En effet, la forteresse constituait une frontière entre le Duc d’Aquitaine et le Comte d’Auvergne.
La multiplication des alliances matrimoniales parmi les seigneurs (les Merle, les Veyrac, les Pesteils, les Montal, les Turenne, les Carbonnières et les Abbés d’Aurillac) ainsi que les différentes prises de pouvoir ont favorisé la construction des nombreuses habitations de la fortification.
Le Château et la Tour de Pesteil furent occupés en 1371 par les Anglais, en guerre depuis 1357 dans les bassins Auvergnats et Limousins.
L’intervention du Pape Grégoire XI permit leurs restitutions au seigneur Pesteil.
La guerre de Cent Ans terminée, la citadelle de Merle connut une longue période de prospérité au cours de laquelle la Cité Ardente, en expansion, obtenue le nom de « Ville de Merle ».
Les guerres de religion ont conduit la cité dans une période sanglante. En 1574, les Huguenots s’emparent de la forteresse de Merle et c’est en 1576 que Antoine De Veilhan la délivra.
L’installation d’une garnison de fauconniers, au 17ème siècle, par le Duc De Noailles n’était plus une activité suffisante et la cité se dépeupla progressivement. Les châteaux n’étaient plus habités. Les routes de plaine étaient préférées par les voyageurs et les pèlerins. La Châtellerie tomba peu à peu dans l’oubli. L’insécurité apparaissant, la population abandonna la cité et se dispensa dans les villages environnants.
Malgré la multiplicité des différents assauts, tels que : l’occupation des Anglais au 14ème siècle, les guerres de religion, … la citadelle de Merle constitue un patrimoine exceptionnelle.
Grâce à des travaux de restauration et la création d’un parc archéologique, la citadelle de Merle revit à nouveaux.
Ainsi, vous pourrez découvrir les anciens logis des seigneurs ainsi que l’élevage, les cultures et les habitations du 14ème siècle. |